L’architecture de sa boutique en ligne est la façon dont on construit l’organisation de son contenu et les différents moyens de navigations qui permettront au visiteur d’accéder à la fiche du produit qui l’intéresse. Si, au moment de penser cette architecture, les notions d’ergonomie se doivent d’être évidemment premières, il est très important de penser à l’interprétation que les moteurs de recherche feront de ladite architecture, et de l’ensemble des pages qui vont avec. Modifier la structure d’un site est plus compliqué que de bien la penser dès le départ !

Catégoriser de façon cohérente vis-à-vis de ses objectifs

Il n’est pas rare de se retrouver à naviguer sur des boutiques en ligne qui proposent une hiérarchisation de leurs produits par un seul critère : classés uniquement par marques, par type de modèles ou encore par prix.

Or, les objectifs en référencement naturel (ou payant) pourront graviter autour de plusieurs de ces critères.

En clair, et pour donner un exemple concret, il est possible de vouloir orienter son référencement naturel autant sur « telle marque de mobilier de jardin » et sur « Chaises de jardin ». Un même produit pourra évidemment se retrouver dans ces deux catégories de produits, en l’occurrence, la chaise de jardin présente dans le catalogue de cette marque de mobilier d’extérieur. Dans ce cas, classer ses produits uniquement par type (de jardin), ou par marque pourra rendre complexe le référencement naturel, faute d’avoir sur un site une landing page adaptée à chaque expression clef visée, et pourra nuire à l’ergonomie générale de la boutique en ligne.

  • L’avantage que l’on aura à créer ces deux catégories, qui représenteront deux façon pour l’internaute de trier les produits du catalogue pour arriver à la chaise de jardin qu’il souhaite acquérir, est évident du point de vue de l’ergonomie. On dirige autant l’internaute qui connait la marque, que celui qui manifeste simplement l’envie d’acheter une chaise de jardin.
  • Mais du point de vue du référencement, on obtiendra également (sous certaines conditions développées ci-dessous), un énorme point positif : celui d’avoir deux pages à référencer sur des termes qui peuvent amener au même produit, mais qui se manifestent lors des recherches d’internautes par des expressions qui ne se recoupent pas ou peu. l’expression chaise de jardin reste très éloignée de celle de « telle marque de mobilier d’extérieur », et ne demande pas du tout le même traitement lexical.

Il est donc important de bien penser l’architecture de son site de façon à ce qu’il possède toutes les landing pages dont on aura besoin par la suite, lorsqu’il sera question de référencer le site en question. Cependant, Google n’aime pas la création de pages de ce genre, surtout s’il y en a beaucoup…

Attention, pensez à Google !

En multipliant les pages de catégories, on obtient donc des pages apparemment optimisées sur tel ou tel terme, telle ou telle expression. Cependant, s’il suffisait de multiplier les pages de ce type pour obtenir un bon référencement, les choses seraient presque trop simples.

  • Les mauvaises expériences vécues par les comparateurs de prix, il y a quelques mois de ça, montrent bien les limites de la création de pages de catégories pour le référencement.

En effet, si un type de site a pu avoir tendance à sur exploiter cette technique, ce sont bien les comparateurs de prix… Et les lourdes pénalités qui leur sont tombées dessus proviennent précisément de l’utilisation de ce type de techniques.

La raison est simple : pour Google, qui est au centre de cette affaire de pénalisation, ces pages n’ont que peu d’intérêt, car elle reviennent à répéter plusieurs fois le même contenu (les descriptions des produits) sur des centaines de pages qui, au final, ne font que se recouper les unes aux autres.

Si, dans le cas de la stratégie des comparateurs de prix, le cas est poussé à l’extrême et est très rarement retrouvé sur les boutiques en ligne. Cette affaire de déclassement reste instructive : Google veut que chaque page possède un intérêt qui lui soit propre (du contenu unique), et pas seulement des répétitions de textes réorganisés.

Comment proposer une architecture ergonomique et utile au référencement naturel ?

Il n’y a malheureusement pas de technique simple et rapide à mettre en place pour palier aux inconvénients de la multiplication de pages de catégories.

Mais il existe quelques consignes à respecter pour rendre ces pages plus « intéressantes » aux yeux des moteurs de recherche :

  • Prendre le temps de rédiger un texte descriptif unique pour chaque catégorie de produit de son site… Cet ajout de contenu permettra de s’assurer qu’une partie du contenu de la page est introuvable sur les autres pages du site, et que cette dernière à donc une vraie raison d’exister.
  • Rédiger de vrais extraits descriptifs uniques pour chaque produit, et ne pas les générer automatiquement en prenant les X premiers caractères de la description du produit. On se préserve ainsi de la duplication du contenu des fiches de produits.
  • Faire en sorte que toutes les pages de catégories qui n’apportent pas grand chose niveau référencement, ou n’ont pas d’intérêt particulier de ce point de vue, ne soient pas indexables par les moteurs de recherche.
  • Solution extrême, délicate à mettre en œuvre, mais qui permet d’outrepasser largement le souci : rédiger autant d’extraits uniques que de catégories pour chaque produit du catalogue. Cette dernière solution est à préconiser pour les petites boutiques, mais quasi-impossible à mettre en place pour les boutiques dont le catalogue est important, tant la rédaction de ces extraits est chronophage.

Pour synthétiser, il est donc important d’apporter le plus de contenu unique à ses pages de catégories : cela permettra de simplifier les référencement naturel sur des termes précis, et d’envoyer directement le trafic moteur sur des pages très pertinentes.

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